8h25 devant l’école élémentaire. Au moment de la séparation, des petits mots s’échangent dans un souffle.
« Bon courage! », « Sois sage! », « Amuse-toi bien ! », « Profite bien de ta journée! », « Je t’aime, à ce soir! », etc. Les variations sont infinies, sur tous les tons.
Cette banalité du quotidien m’interpelle ce matin. Répétées jour après jour, ces mots s’installent sans bruit dans le « disque dur » de l’enfant, un peu comme un traitement homéopathique, pas de changement spectaculaire, mais une modification du terrain…
Quels sont les effets de ces petits mots sur ceux qui seront plus tard des adultes au travail ? Comment cela conditionne-t-il leur rapport à l’institution « entreprise » ?